Écho populaire

L'Écho réverbère ; il éclaire ; P p. P ...
04 juin, 2006
Branle-bas dans les médias ; nouvelle mairie pour Stéphane Gendron ?
ppp@videotron.ca

FINAL

Commotions dans le monde des médias ; Isabelle Vachon, depuis 6 ans en poste au Journal du midi de TQS, se fait aviser d'un non-retour à l'automne une minute avant d'entrer en onde ; Paul Houde, 17 ans en poste à Rythme FM, se voit notifier son congé brusquement et son remplacement par Patrice L'Ecuyer, annoncé le même jour par stratégie de communication.

Les commentaires allaient bon train : Louise Cousineau à Paul Arcand, 01, 06 ; « Quel monde cruel ! Toute sorte de monde vivent la même chose mais quand c'est public, c'est l'humiliation publi­que. » Et Arcand d'ajouter ; « Le respect passe après les stratégies. [...] C'est la fa­çon de faire. Quand t'as pas de classe, t'as pas de classe. C'était backorder à la quincaillerie du coin. »

« La radio ne construit plus rien de l'interne au Québec » Thérèse Parisien, chroniqueuse à 98,5FM à l'émission du maire Gendron. « On emploie des humoristes pour aller chercher des cotes d'écoute instantanées. Qu'est que la radio peut apporter plutôt que l'inverse ? Ne pas suivre la télé, les journaux à tout prix, innover de son propre chef. » ajoutait-elle. Bien dit !

Le petit maire de son surnom, avait parti le bal le matin en s'inquiétant pour son propre poste. Il conseillait qu'il faut toujours avoir un plan de rechange pour mieux rebondir quand on est largué. Le présent texte est justement pour lui suggérer une avenue potentielle le cas échéant, quoi­que peu probable qu'on le retire des ondes à moins d'une bourde colossale à la Gilles Proulx.

Il est trop fin ou malin politicien pour ça. Il faut l'entendre se ranger à toutes les opi­nions et leurs contraires à sa tribune téléphonique du 98,5FM. À un appelant qui lui suggérait de se recycler dans le chant biblique advenant un revers de fortunes, il répondait dans la positive et d'ajouter qu'il était né le même jour que Damien, toutes planètes alignées, lui-même Antichrist envoyé sur terre. D'aucuns pourraient acquiescer une part de vérité à cette pointe d'humour.

On lui attribue toutes sortes de visées politiques, surtout sur la scène provinciale. De son fief d'Huntingdon, maire de cette petite municipalité au prise avec de graves problèmes de relance suite à la fermeture de ses usines du textile, il est sollicité par toutes les organisa­tions politiques de tous les niveaux. Où décidera-t-il d'atterrir ? Nous voulons l'aider à réfléchir.

Entre temps, la métropole du Québec croule sous les déficits. L'administration Tremblay-Zampino annonçait récemment un trou de 400 millions pour l'exercice en cours. Tout semble être mis en place pour des hausses de taxes à venir. C'est un constat d'échec complet pour notre duo en poste depuis cinq ans. La restructuration n'est qu'improvisation et amateurisme.

La chef de l’Opposition officielle Noushig Eloyan parle d'un fiasco : « une restructuration bâ­clée basée sur une décentralisation à outrance sans se demander quels effets auraient la duplication sur les finances publiques. Il fallait plaire à des banlieues dont tout le monde pré­voyait le départ. Les citoyens n'ont jamais vu les économies d’échelles, [...] » s’indigne-t-elle.

Montréal compte maintenant 19 maires d'arrondissements et 14 autres dans les villes recons­tituées ; un Conseil d'agglomération composée de 79 élus dont 64 représentants soit 80 % des membres pour la Ville de Montréal ; le Conseil est responsable d’un budget annuel qui re­présente environ 60 % des dépenses totales d’opération et au-delà de 100 conseillers sur l’île.

Toutes ces structures engendrent coûts et dépenses sur un budget global de 4 milliards $. Chaque maire à droit à son personnel — attachés politiques, de presse, etc. ; un conseiller reçoit un salaire annuel de quelques 48 082 $ et une allocation de dépenses non imposable de 13 716 $. Plu­sieurs cumulent les doubles fonctions siégeant sur des comités avec alloca­tion a­jou­tée. En cinq ans, les dépenses ont crû de 16,6 % et les revenus de seulement 4,6 %.

Dans ce contexte, il est clair que l'administration Tremblay-Zampino met la table pour les horreurs qui s'en viennent. Mais nous en sommes plus aux constats. Gérald Tremblay est allé jusqu'à demander aux Citoyens de lui faire des suggestions d'amélioration. On ne sait s'il y a une boîte en carton à l'Hôtel de ville où nous pouvons aller déposer nos bouts de papiers.

Cournoyer-Larose de CKAC730 AM prenaient la défense du maire Tremblay « La défusion a complètement déstabilisé la structure de Montréal. Quand tu t'occupes pendant les deux tiers de ta journée de défusionner, tu peux pas en même temps, dans.., il reste juste un tiers pour t'occuper de ce qui est fusionné. » 01, 06. Nous croyons les problèmes beaucoup plus graves.

Sans dire que Tremblay est incompétent, nous avons déjà émis l'hypothèse qu'il soit naïf ou encore pire, de mauvaise foi. Pour en finir du négativisme, Les tramways à Tremblay, 28 fév., 06. Il fallait l'entendre la semaine dernière pour constater la rigidité de son langage, aucune inspiration ne dégageant de son texte lu, répétant des insignifiances milles fois entendues.

On a aussi fait état d'un mini scandale en mi-campagne de l'au­tomne dernier alors qu'ont été soulevées des « relations incestueuses du maire Tremblay avec des donateurs au finan­cement du parti et l'octroi de contrats. » Les méandres de notre démocratie [...], 26 oct., 05.

En introduction, le 07 nov., nous disions que « Le pouvoir corrompt. » Avec autant de monde pour gérer Montréal alors qu'il y en a de deux à trois fois moins pour des villes plus grandes comme Toronto ou New-York, nous croyons que les occasions font les larrons. « Montréal s'enfonce des les nids d'autruche, des lobbies se graissent et veulent faire taire les oppo­sants, ils les appellent des cruches. » Un appelant à Cournoyer-Larose, 01 mai. Dans le mille.

Échéance 2009
Le même auditeur souhaitait l'instauration d'une procédure de destitution et de rappel suggé­rant que de 50 000 à 100 000 citoyens qui signent une pétition forcerait une nouvelle élec­tion avant échéance. Les détails resteraient à préciser mais ce serait un do or die, une pastille empoisonnée ou dragée toxique, une obligation de résultats, un contrepoids démocratique.

Mais 2009, c'est loin et il faut faire avec. Tremblay a annoncé son intention qu'il sera de la course. Il faut déjà penser qui serait le mieux placé pour le défaire. Le nom de Pauline Marois a circulé comme candidate potentielle. Déboutée dans la course à la direction du PQ, le mê­me sort l'attendrait traînant trop de bois morts à sa suite. Elle est perçue distante, mal-aimée.

Or, une candidature se pointe à l'horizon. Et nous avons nommé Stéphane Gendron. Ne riez pas ! Peut-être que petit maire pourrait devenir grand. Nous le croyons. Né le 22 décembre 1967 à St-Jean-sur-Richelieu, il est un prototype de son milieu. Il sait entendre et compren­dre soit cette faculté d'avancer, d'évoluer une fois des torts mûris, les critiques valides pesées.

Arthur Buies, le célèbre chroniqueur du tournant du 19ième siècle, constatait la rigidité des habitants de la rive nord du Saint-Laurent, imprégnés du roc des Laurentides ; Coup de barre et redressement [...], 08 mars, 06. Et nous ajoutions que ceux de la rive-sud, de l'Estrie et de la Montérégie, sont plus ouverts aux changements, aux lancements de nouveaux mouvements.

Il est paradoxal que le Québécois type est à la fois innovateur et conservateur. L'écrivain français Jules Renard a parlé « d'idiots patenteux », collant autant aux cousins qu'à nous. On dénote presqu'une incapacité de faire un examen de conscience et d'appor­ter, lentement mais sûrement, des correctifs qui s'imposent. Serait-ce un relent de l'acharnement pour la survivan­ce ? Jumelé à un manque d'éducation, on constate même une dégénérescence en vieillissant.

Stéphane Gendron englobe les deux tendances. Il peut être très inspirant et touchant (voir commentaire 1 et le contenu d'un courriel que nous lui acheminions). Il sait, par exemple, valoriser l'apport de ses employés ; « Nos cols bleus, il faut les estimer. » Voilà bien une rai­son qui motive notre suggestion. Lui seul pourrait tenter de mater les cols bleus de Montréal.

On lui prête des intentions sur la scène provinciale. Cela est trop gros pour ses capacités. Il est difficile de croire qu'il s'abstiendrait à une ligne de parti, trop habitué à diriger seul. Le maire de Montréal par son poids démographique au sein du Conseil, détient tout les pouvoirs exécutifs et peut faire semblant de la concertation, un rôle taillé sur mesure pour Gendron.

Encore très jeune, rien ne serait exclu après son passage à Montréal tout comme pour Rudy Giuliani de New-York. Quand il évoque un passage en politique sur les ondes, il parle toujours d'y faire un seul mandat de cinq ans et de « faire le ménage » ; le traitement choc dont Montréal est en grand mal. Les syndicats, la police, les finances, etc., tout est à repenser.

La mairie de Montréal est l'emploi tout désigné pour Stéphane Gendron. Au fait du monde municipale, il a une expérience directement transférable ; une courbe d'apprentissage à son zénith dès le départ. Avec un minimum de coaching, il évoluerait à Montréal comme un pois­son dans l'eau. Y a-t-il déjà pensé ? Pas sûr et nous manquerons pas de lui faire la suggestion.

Il faut savoir faire le sacrifice de sa personne et nous parlons pas du tordage de bras que Jean Charest a suscité pour son passage du fédéral au provincial : certains parlent même d'un généreux package d'un million de dollars. Vient le temps où il faut abandonner son cocon douillet et aller où on sait que l'on sera plus utile : c'est le sens des responsabilités.

Le sachant très intelligent, Stéphane Gendron prendra les décisions qui s'imposent et il ne peut écarter la possibilité de la mairie de Montréal ; et d'y voir un défi taillé à sa me­sure. La situation ne pourrait jamais être aussi mal en point qu'aujourd'hui et la tâche que plus difficile dans trois ans. Mais jamais trop tard pour le pôle mondial qu'est Montréal. À lui de le reluire.


Paul p. Pluteau/PpP

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Commentaires:
M. Gendron ; M. Lapointe

11 avril 06

De M. Paul de Montréal (Bonjour M. Paul...)

Mes hommages. Je vous laisse lire M. Lapointe, vous le faites tellement bien.

M. Gendron ; vous êtes à votre meilleur quand vous touchez à l'âme. Celle de votre enfant parti...

Cela nous détend de toutes vos harangues (ra-ra-ra) pour des valeurs de droite et des couvre-feux.

Vous passez d'un extrême à l'autre et vous êtes très difficile à suivre ; vous suivre ou vous rejeter.

C'est vrai que la vie n'est pas facile pour personne et qu'elle réserve plein de surprises heureuses et malheureuses.

Quelle soit la plus heureuse à tous et à vous, M. Gendron, si vous réussissez à trouver une voix qui n'est pas entre le pun facile (mauvaises blagues) ou tribun.

Bonne fin de semaine à tous.
 
Je crois qu'il serait très déplacé pour Gendron de partir d'Huntingdon sans avoir accompli sa mission.

Avec un député comme il a, des plans que celui-ci revend les usines et "scrap" la vie de cette municipalité.

Il doit terminé son travail à la mairie d'Huntingdon avant de procédé à un transfert vers Montréal.

Évidemment que s'il rentrerais à la mairie de Montréal, ce serait l'enfer, les syndicats descenderaient dans les rues et l'anarchie reignerait quelques semaines. Tant pis!

Il faut passé par là pour arriver à une société en ordre. Les cols bleus et les syndicats ont besoin d'un coup de pied au cul!
 
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