Écho populaire

L'Écho réverbère ; il éclaire ; P p. P ...
20 juin, 2006
Chères chaires chers ; chairs des pairs, pères et mères ; un maire à la mer ; non à la pêche à manger des pèches ; à pêcher ou à pécher ?
ppp@videotron.ca

FINAL

Nos excuses pour le retard. Vous ne perdez rien pour attendre. Tant d'actualités à commen­ter et le temps manque. Mais on oublie rien. À l'approche de la Fête Nationale, il faut quand même faire un petit tour d'horizon de nos médias. La Saint-Jean Baptiste, notre saint patron, marque le début de l'été au Québec. On l'a pas volé. Et plein de démagogie sur toutes les tribunes des postes de radio. Gardons les choses simples et faciles à comprendre pour tous.

Pour faire suite au texte précédent, aucun développement à ce jour. Nous avons bien sûr par­lé à quelques personnes nommés dans le texte. Tous sont dans le déni. Qu'il est difficile de faire admettre quelque tord au Québec. La Conquête poursuit son oeuvre d'assouvissement.

Il y a bien quelques braves, des monuments. « Je continue de me battre pour l'Indépendance parce que c'est une défense pour la nation québécoise. Eux-autres, ils sont tannés de se fai­re écoeurer par nous autres. Ben c'est correct ! Vous êtes tannés, bin donnez-nous l'Indépen­dance. Pas de problème ! Arrêtez de saboter.., arrêtez de saboter les référendums puis on continue nous autres. On reviendra pas comme avant. On fera plus les petits moutons tondus, puis des timorés, puis des soumis ; on va marcher, on va faire l'Indépendance du Québec. »

Reggie Chartrand en entrevue avec Maximilien Bradette de CJMS1040AM il y a quelques semaines. Ce dernier a traité un auditeur de « tête de rubber » la semaine dernière. On a le goût de dire : « Celui qu'il le dit, c'est celui qu'il l'est. » Gary Daigneault a quitté les ondes tel que prévu vendredi dernier. Il est parti pour une radio en Abitibi, une perte pour nous à Montréal.

M. Jarraud est de retour de son voyage d'Italie et il est accompagné le matin de M. « Surpri­ses sur prise », Marcel Béliveau. Très rafraîchissant. On se rappellera de sa faillite colossale d'il y a quelques années où il fut traîné dans la boue. On jette vite la pierre au Québec. Quel­qu'un ne peut avoir le succès qu'il a eu et soudain devenir moins que rien. Si, Guy Cloutier !

Donc les vacances et les retraites qui s'annoncent : M. Jean Cournoyer quitte parce que tan­né d'avoir à défendre son cher Canada. On l'aime bien, lui et le grand pays from sea to sea to sea mais un peu d'impartialité aurait aidé. L'annonce n'est pas encore faite dans le cas de Gilles Proulx mais ça ne saurait tarder. On va bien le regretter..., de la classe quand même lui.

Ah oui, la semaine dernière, le gourou psychiatre qui est plus fou que ses malades, a été remplacé par un certain psychologue Faubert. Vous dire qu'il était plaisant à entendre n'est pas suffisant. Il était inspirant. Un auditeur a appelé pour le lui dire ce qu'il a reçu très joli­ment. Qu'est-ce qu'on attend pour « crisser » Mailloux dehors et sauver quelques cent milliers dol­lars par année ? Jeannine Ross a une patience d'or de l'endurer et CKAC est inconséquent.

Ce bref survol de nos ondes montréalaises ne nous détournera pas du vrai but de ce texte. La semaine dernière a encore été riche en événements. Nous en retiendrons trois : des Bel­ges dans le Québec « profond » qui sont ostracisés, le Mont Orford et le bâillon de Charest.

Les Trusewicz de Saint-Magloire de Bellechasse, PQ
Vous avez lu cette histoire du mardi 13 juin dans Le Journal de Montréal ? Nous sommes en mal d'immigrés parlant français au Québec et nous sommes même pas capables de bien les accueillir. Cette histoire est trop triste mais il faut en parler parce qu'elle illustre très bien ce que nous dénoncions au texte précédent : encore le maudit conservatisme québécois.

Donc une famille belge qui est attirée ici par opportunité d'affaires. Elle achète une grande maison pour y installer une maison de retraités et aucun ne vient y loger. Si, si, aucun ! Dans la paroisse qui se meurt, on les qualifie « d'étranges », qui ne feraient pas du « bon manger » comme nous autres. Donc, tous les vieux les fuient comme la peste. Ils n'ont aucun ami.

Il y a bien eu un couple suisse qui est venu pour quelques mois avec qui ils s'étaient liés d'a­mitié. Mais ils ont fui devant le rejet qu'ils ont aussi subi. Les chanceux n'avaient pas encore investi. Mais les Trusewicz ont tout mis sur leur maison et qu'ils ne peuvent plus vendre. Ils en sont prisonniers. Et du Québec profond ! Imaginez si cette histoire sortait en Belgique !

C'est tout ce qu'on mériterait. Quelle belle bande d'hypocrites nous sommes ! Ah bien sûr, les maisons sont propres et on est travaillants pour faire vivre nos enfants. Qu'en est-il d'assurer une éducation et garantir la réussite, le potentiel personnel de ceux-ci ? Qu'en est-il sur notre ouverture sur le monde ? Qu'en est-il de notre avenir collectif sans avoir à « licher le cul » de personne. On se traite de trous de cul de part et d'autre et on se rabaisse nous-mêmes.

Le bon maire Gendron en a parlé sur ses ondes et a interviewé la dame, digne malgré tout. Elle a relaté que les « habitants » du village changent du côté de trottoir devant leur maison. Mais qu'est-ce qu'ils peuvent être cons ! Ah oui, le maire les a invités à venir s'installer à Hun­tingdon. La place y serait certainement plus accueillante et plus près de Montréal, l'Éclairée.

Le Mont Orford
Nous parlons ici d'une montagne noble de l'Estrie, s'élevant majestueusement le long de l'au­to­route nationale 10. Et elle est marchandée pour quelques millions à Paul Gobeil, ex-argen­tier du PLQ. Donc il pourra se repayer pour « bons services rendus ». C'est le festival des commandites établis en système. Tout pour s'en mettre plein les poches à même les autres.

Nous sommes encore ici dans le conservatisme mais à la britannique. Les politiques font par­tie d'une caste aristocratique où tout leur est permis. On patauge avec les Boulay, Brault, Corri­veau, Guité, Lafleur, Gougoux, Parisella, Lemay, Gosselin, Pelletier, Côté « beu » de Matane, Guitard, Chrétien, Pichette, Corbeil, Béliveau, Dezainde, Françoise Patry, Coderre et Lu­cien­ne Robillard. Est-ce que la liste est assez longue ? Et nous avons pas nommé Gagliano, Cof­fin, Morselli, Martin, Lawrence Bergman, Russell Copeman, JENNINGS, Marlene et les autres.

Et nous trouvons deux autres ignorants dans le dossier : Claude Béchard, ministre du déve­loppement durable et Alain Larouche, directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est. Un vient du bas du fleuve, l'autre du Lac Saint-Jean. On revient au Québec profond. Très profond, de gens venus dans la grande ville, ou tout près, et qu'ils croient avoir réussis. Des lèche-bottes, non des lèche-culs pourris en bon québécois.

Alain Larouche, pour commencer... ou Fabienne tant qu'à y être ! Les deux sont du fameux Lac-Saint-Jean. Là où on vous prend pour la GRC. Mais encore ? M. Larouche était aussi commissaire touristique dans la ville d'Alma. Et vous dire-là, mais vous dire ! Un potentat ! Aucune initiative n'était laissée à un autre. Monsieur menait tout comme un Napoléon.

Il était jeune alors..., et moins gras ! Sa grosse face-là. Où se situe-t-il sur la question Orford ? Lui seul le sait. Sûrement du côté des gros bonnets. Du monde avec de l'orfèvrerie, de l'argent-là. Si on se rappelle, Monsieur avait une femme qui chantait. Mal ! Mais il aimait la gloriole. Même une Gagnon-Tremblay, joli nom du terroir, l'a cité.., et Monsieur s'est fâché.

Enfin, c'est assez. Il faut parler de l'autre, Béchard-là ! Mais qu'est qu'on a à amener des moins que rien en ville ? Lui-là, on ne le nommera pas, c'est trop dégradant. Ouais, lui-là, du bas du fleuve-là, pourquoi ils sont tous innocents par là ? Des lèche-culs !

Un gros ménage, au Québec, ça prend. Pas une révolution ! Un gros ménage. Et Charest de passer en premier. Pour le remplacer par qui ? Par Boisclair, tiens. On va bien rire. Y'é tellement mêlé, puis avec son Nicholas Girard qui parle plus vite que son ombre.

Charest et le bâillon
Jean Charest, que l'on prononce avec l'accent tonique comme dans marais. Il est souvent appelé charrette ; à trois roues. Il lui en manquerait une ou une de trop, c'est selon qu'elle en aurait deux ou quatre. Mais surtout, elle « avancerait par en arrière », joli pléonasme québé­cois. Dire que Charest est le pire Premier ministre de l'histoire du Québec, c'est comme dire que George « doublevé » Bush aura été, dans l'Histoire, le pire président des États-Unis.

Mais où est-ce qu'on s'en va ? C'est trop laid pour contempler ! Et on impose le bâillon. Non !

En conclusion
Ce sera la Saint-Jean, bientôt. Et nous vous reviendrons. Paraît que Monsieur Le maire, vous savez de Huntingdon-là, paraît qu'il est parti en voyage de pêche. Depuis, aucun bip de lui, c'est, dire-là !

Mais pour revenir au titre-là, est-ce qu'il pêche ou est-ce qu'il pèche ? Les deux peut-être ! Une chance qu'il y a la radio avec tous les postes pour se changer les idées. Mais lui-là, oui, oui, lui-là, qu'est qu'il va faire quand il va être grand ? Il devra bien grandir un de ces jours ! On lui souhaite bonne chance et on vous revient pour la Saint-Jean. Merci. Merci beaucoup.


Paul p. Pluteau/PpP

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