

L'Écho réverbère ; il éclaire ; P p. P ...MARCION
[.] Marcion du Pont ou de Sinope, hérésiarque de la fin du premier siècle et de la première moitié du deuxième siècle ; condamné comme hérétique par l'Église sous Saint Pie 1er et chassé de l'Église de Rome, il fonda une "Église" dissidente.
[.] La doctrine de Marcion est que le père de Jésus infiniment bon, est un dieu différent de celui de l'Ancien Testament infiniment mauvais...
[.] Marcion rejette donc en bloc l'Ancien Testament comme écriture inspirée et retient que l'Évangile selon Luc, les Actes des Apôtres et dix épîtres de Paul (il ne retient pas, ou ne connaît pas celles à Timothée et à Tite).
[.] Marcion, par cette sélection, va pousser l'Église à se poser la question du canon.
SA PENSÉE
[.] Ils jeûnaient le samedi par pure hostilité au dieu juif.
[.] Quand le 'Marcionisme' disparut définitivement, ses adeptes rejoignirent généralement les groupes manichéens.
[.] Marcion était-il gnostique ?
Manichéisme*** : Son principe est la lutte du Bien et du Mal, du royaume de la Lumière et de celui des Ténèbres, de l'esprit et de la matière. L'homme a été créé par un démiurge mauvais, donc le corps fait de matière est mauvais, il est le mal originel. Par contre l'âme est un fragment de Lumière enfermé dans le corps, dont elle essaie de se libérer. Il faut donc renoncer au monde et pratiquer l'ascétisme pour se spiritualiser et parvenir à la libération de l'âme qui est l'objectif premier du manichéisme.
La gnose, "connaissance réelle" peut donner l'illumination.
Le manichéisme se développa en Iran, à Rome, en Gaule, en Chine, avant d'être éliminé par christianisme, l'islam et le bouddhisme. Cependant certaines formes du manichéisme subsistèrent dans le courant augustinien, dans le jansénisme et chez les cathares.
Le terme manichéisme s'emploie également au sens figuré pour une doctrine, une vision de la réalité ou une opinion opposant le Bien et le Mal.
Démiurge : divinité créatrice et organisatrice du monde. Nom donné par Platon (La Timée) au Dieu organisateur qui créa le monde à partir de la matière préexistante. Dans le gnosticisme, c'est une divinité têtue, irascible et ignorante, émanée du vrai Dieu, et la cause du mal par sa création désastreuse qui mêla la matière à l'étincelle divine.
[.]Par extension, le démiurge désigne en littérature le dieu créateur dans diverses cosmogonies.
LA BASE DU MANICHÉISME
La base du manichéisme est de diviser l'univers en deux :
• d'un côté le bien et le royaume de la lumière
• et de l'autre le mal et le royaume des ténèbres
[.] Selon le manichéisme, la lumière et les ténèbres coexistaient sans jamais se mêler. Mais suite à un évènement catastrophique, les ténèbres envahirent la lumière. De ce conflit est né l'homme, son esprit appartient au royaume de la lumière et son corps (la matière), appartient au royaume des ténèbres.
[.] Cette lutte entre le bien et le mal est le fondement du manichéisme. Pour qu'un homme puisse une fois sa mort arrivée atteindre le royaume de la lumière, il faut qu'il abandonne tout ce qui est matériel.
LA VIE DES MANICHÉENS
Deux groupes de manichéens existaient :
• les élus : qui passaient leur temps à prêcher, pratiquaient le célibat et étaient végétariens. Après leur mort, les élus étaient assurés d'atteindre le royaume de la Lumière ;
• les auditeurs : ils devaient servir les élus, pouvaient se marier (mais il leur était déconseillé d'avoir des enfants) et pratiquaient des jeûnes toutes les semaines. Après leur mort, les auditeurs espéraient être réincarnés en tant qu'élus.
[.] Pour que le royaume de la lumière triomphe sur les ténèbres, il faut que tous les élus et les auditeurs atteignent le royaume de la lumière. En réalité, ce n'est pas vraiment un triomphe que les manichéens recherchent, mais un retour à l'état originel, la séparation du bien et du mal. Car selon le manichéisme, il est impossible de triompher du mal, car le mal est indestructible. Le seul moyen d'être totalement dans le royaume de la lumière, c'est de fuir les ténèbres.
Dualisme : doctrine religieuse selon laquelle la réalité, la matière et l'esprit, le corps et l'âme sont constitués de deux principes antagonistes, le Bien et le Mal, en lutte perpétuelle l'un contre l'autre, le bien finissant par l'emporter. Le zoroastrisme repose sur le dualisme.
En philosophie, le dualisme correspond à la description, pour un domaine donné, de deux entités, deux principes inséparables, nécessaire et irréductibles l'un à l'autre et qui coexistent depuis l'origine (ex: esprit et matière).
DUALISME
[.] En philosophie de l'esprit, le dualisme se réfère à une vision de la relation matière esprit fondée sur l’affirmation que les phénomènes mentaux possèdent des caractéristiques qui sortent du champ de la physique. L’idée de la dualité corps/esprit est vraisemblablement apparue chez l’homme en même temps que l’homme lui-même, lorsqu’il a commencé à émettre l’hypothèse de l’existence d’une âme incorporelle (ou esprit), vecteur de son intelligence et de son savoir. Ces idées apparaissent pour la première fois dans la philosophie occidentale avec les écrits de Platon et Aristote, qui affirment, pour différentes raisons, que l’ "intelligence" de l’homme (une faculté de l’esprit ou de l’âme) ne peut pas être assimilée ni expliquée par son corps matériel.
[.] La version la plus connue du dualisme a été formalisée par René Descartes (1641), qui a soutenu que l’esprit était une substance immatérielle. Descartes fut le premier à assimiler clairement l’esprit à la conscience, et à le distinguer du cerveau, qui est selon lui le support de l’intelligence. Ainsi, il a été le premier à formuler le problème corps/esprit de la façon dont il est présenté aujourd’hui.
Gnosticisme / gnostique : doctrine philosophique et religieuse fondée au début du christianisme et portée par plusieurs sectes chrétiennes hétérodoxes. Elle est basée sur l'ésotérisme, l'intuition et l'illumination soudaine. Ce n'est pas une religion proprement dite, mais une doctrine née de la rencontre d'influences judaïques, chrétiennes et hellénistiques. Le gnosticisme oppose la matière, créée par un démiurge mauvais (éon déchu) représentant le mal, et le spirituel représentant le bien. Dans ce dualisme, le salut de l'homme passe par le rejet de la matière et par la connaissance de l'absolu et des choses divines (la gnose). Ce mouvement a eu une influence durable en Asie, sur le pourtour de la Méditerranée et en Europe centrale, notamment au Moyen Age.
L’ORIGINE DES GNOSTIQUES
[.] Gnose signifie « connaissance parfaite ». Ce qui caractérise les mouvements gnostiques n’est pas cette « connaissance », que d’autres traditions prétendent aussi posséder, mais plutôt la définition de Plotin : « Ceux qui disent que le Démiurge de ce monde est mauvais et que le Cosmos est mauvais ».
[.] Devant les prétentions extravagantes de certains auteurs gnostiques, les Pères de l’Église, suivis par les historiens anciens et modernes, ont nié l’existence d’un enseignement ésotérique pratiqué par Jésus et continué par ses disciples. Mais en pratique toutes les religions de cette époque avaient un enseignement ésotérique…
DESTIN DU GNOSTICISME
[.] En Orient, l’invasion de l’islam permit aux sectes de survivre. Aux confins de la Mésopotamie et de l’Iran certaines sectes survécurent jusqu’au XIIe siècle.
[.] On trouve une influence du gnosticisme chez les musulmans chiites. Ces traces sont particulièrement fortes chez les druzes.
LES THÈMES PRINCIPAUX
[.] Presque tous les thèmes mythologiques et eschatologiques (ensemble des doctrines relatives aux fins dernières de l'homme et du monde) mis en œuvre par les auteurs gnostiques sont antérieurs au gnosticisme. Ce qui caractérise le gnosticisme est la façon dont ces thèmes sont réinterprétés. C’est la révélation d’une « histoire secrète », c’est un mythe total : l’origine et la création du Monde ; l’origine du Mal ; le drame du Rédempteur divin descendu sur Terre afin de sauver les hommes ; la victoire finale du Dieu transcendant, conduisant à la fin de l’Histoire et l’anéantissement du Cosmos.
[.] Le point de départ est la considération, par l’individu, de sa situation face au monde : que suis-je, pourquoi ce monde qui me semble étranger, qu’étais-je à l’origine et comment revenir à cette situation ?
[.] C’est la prise de conscience d’une déchéance impliquant que le Bien et le Mal sont 2 inconciliables absurdement mêlés ici-bas par un accident contraire à la volonté divine. La révolte intime contre le Mal est la preuve de l’appartenance au Bien, à un absolu parfait extérieur à ce monde.
[.] L’humanité est divisée en trois catégories : ceux qui se sentent (donc, se savent) pourvus d’une perfection innée dont la nature est esprit (les pneumatiques) ; ceux qui n’ont qu’une âme et point d’esprit, mais chez qui le salut peut encore être introduit par instruction (les psychiques) ; enfin, les êtres dépourvus d’esprit et d’âme (les hyliques) uniquement constitués d’éléments charnels voués à la destruction.
[.] Le but premier du gnostique est la délivrance de sa parcelle divine, aliéné dans un monde matériel corrompu, et sa remontée vers les sphères célestes.
[.] Cette délivrance passe par la Gnose, la connaissance parfaite de la nature de l’esprit, des structures de l’univers et de son histoire passée et future.
[.] Le premier aspect de la Gnose porte sur les origines du monde matériel et de l’homme, le Mal s’expliquant par la chute accidentelle d’éléments supérieurs dans un cosmos matériel, temporel et sexué au fond duquel ils se sont disjoints, dispersés et emprisonnés (sans pour autant perdre leur pureté).
[.] Le second aspect de la Gnose vise la Destinée de l’humanité et du cosmos, aboutissant à la dissolution finale de la matière, à la libération de l’esprit et au retour à l‘unité parfaite intemporelle dont les élus, ici-bas, gardaient le souvenir.
[.] Le monde supérieur ayant seul été organisé par une intelligence authentiquement créatrice, le matériel n’en est qu’une copie maladroite. De même l’homme terrestre est l’image imparfaite d’un modèle céleste. On voit l’idée de décadence, puis de rédemption.
[.] Pour les élus, le salut peut être personnel, alors que pour les autres le rachat se fera par une eschatologie générale ayant pour terme la destruction de l’univers matériel.
LA MORALE
[.] Les gnostiques, voyant le corps charnel asservi dans ses actes et ses passions à la souveraineté des planètes, ou encore se croyant pourvus d'une grâce d'en-haut qui délivre des actes ici-bas, n'ont pas de notions de moralité individuelle très strictes.
[.] La gnose pouvait donc aussi bien conduire à un ascétisme rigoureux qu'à de curieuses immoralités (avec la volonté de contredire en tout la loi biblique). La chair appartenait à la matière et ne saurait participer au salut, peu importe qu'elle fût souillée. Les pratiques licencieuses de certains groupes gnostiques sont réprouvées par d’autres groupes gnostiques comme par les réfutateurs chrétiens. Mais il faut souligner que l’Égypte romaine était le foyer d’une lubricité quasi générale…
[.] Enfin l'héritage de certains mystères grecs (par exemple chez les naassènes) put être à l'origine de comportements immoraux en leur donnant une valeur mystique.
Mazdéisme : religion de l'ancienne Perse, appelé aussi zoroastrisme. Attestée depuis le 2ème millénaire avant JC, elle est l'une des plus anciennes religions.
[.]Le mazdéisme se compose d'un univers hiérarchisé (animaux, hommes divinités), soumis à un souverain unique Ahura Mazda (Ormuzd, le Seigneur sage). Son évolution vers le monothéisme eu pour conséquence l'apparition d'un adversaire au dieu Mazda, Spenta Manyu (Esprit Cruel) aussi puissant que lui, en fit une religion dualiste où les bons vont au ciel et les mauvais en enfer. Ce dualisme ainsi que les prédications de Mani conduisirent le manichéisme, avant un retour au monothéisme où Spenta Manyu (Ahriman) fut subordonné à Mazda.
[.]Quelques communautés d'Iran (Guèbres, plus de 10 000) et d'Inde, notamment à Bombay (Parsis, près de 200 000) pratiquent encore le mazdéisme.
ZOROASTRISME
[.] Le zoroastrisme est la religion professée par Zarathoustra (comme dans Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche), dont le nom a été prononcé Zoroastre par les Grecs. Elle a été fondée au cours du Ier millénaire av. J.-C. dans l'actuel Turkestan occidental, au nord-est de la Perse, et elle est devenue la religion officielle des Perses sous la dynastie des Sassanides (224-651), jusqu'à ce que la conquête arabe importe l'islam.
[.] Le zoroastrisme fut l'une des premières religions à proclamer l'hénothéisme, une forme de monothéisme, avec Ahura Mazda pour dieu principal. Les zoroastristes vénèrent le feu éternel symbole de Dieu. Zoroastre prêchait le dualisme et la bataille entre le Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres (ce dualisme présent dans l'islam chiite duodécimain). Le principe de Zoroastre est qu'il existe un esprit saint (Spenta Mainyu), tardivement identifié à Ahura Mazda, et un esprit mauvais (Angra Mainyu ou Ahriman), opposés car représentant le jour et la nuit, la vie et la mort. Ces deux esprits coexistent dans chacun des êtres vivants.
LE ZOROASTRISME SOUS LES SASSANIDES
[.] On peut dire qu'avec l'avènement de la dynastie des Sassanides en Perse, en 224, commence la période de gloire du zoroastrisme : il devient très officiellement religion d'État.
[.] « Ô mon fils, la religion et l'État sont soeurs. Elles ne peuvent pas survivre l'une sans l'autre. La religion est le contrefort de l'État et l'État est son protecteur. Et ce qui est privé de son support s'écroule et ce qui n'est pas défendu est perdu. »
[.] Le zoroastrisme joua en Perse un rôle sans doute encore plus important que le catholicisme dans l'Europe du Moyen Âge, tant la religion imprégnait la vie des gens. C'était la religion des Iraniens, un aménagement de leur héritage culturel, tandis que le catholicisme est pour les Européens d'origine étrangère.
LES PARSIS
[.] Les Arabes entreprirent la conquête de la Perse à partir de 636. La dynastie sassanide s'effondra en 651 à la mort de son dernier souverain, Yazdgird III. Les Perses, contraints par les envahisseurs Arabes, abandonnèrent le culte zoroastrien au profit de l'islam ; seules Yazd et Kerman, au centre du plateau iranien, demeurèrent des fiefs de leur ancienne religion. Les Arabes appelèrent ces zoroastriens des Gaur «Infidèles», terme qui est devenu Guèbres en France.
Catharisme / cathare : Mouvement spirituel du Moyen Age, inspiré du manichéisme et de systèmes religieux ou hérétiques du début du christianisme (gnose, marcionisme, hérésie des pauliciens…).La doctrine cathare, sévère et austère, n'était pas accessible à tous, mais dans le Sud de la France, le mouvement avait la sympathie de la population et la tolérance de la noblesse. Les "parfaits" vivaient dans la plus stricte austérité afin d'atteindre le salut. Une répression féroce, véritable croisade intérieure, fut conduite par les "Barons du Nord" qui poursuivirent les cathares jusqu'au siège de Monségur (1244). Le catharisme disparut complètement au XIVe siècle.
CATHARISME
[.] Cathares expulsés de Carcassonne en 1209. On appelle « Cathares » (du grec ancien katharós, « pur ») les adeptes d'un mouvement religieux dualiste médiéval. Le nom, tardif, a été donné par les ennemis de ce mouvement, jugé hérétique par l'Église catholique. Les adeptes de ce mouvement se nommaient eux-mêmes « Bons Hommes », « Bonnes Femmes » ou « Bons Chrétiens », mais étaient appelés « Parfaits » par l’Inquisition, qui désignait ainsi les « parfaits hérétiques », c’est-à-dire ceux qui avaient reçu le consolamentum, c'est à dire l'imposition des mains et faisaient la prédication, par opposition aux simples « fidèles » hérétiques.
[.] Principalement concentré dans le Midi de la France, le catharisme subit une violente répression armée à partir de 1209 lors de la croisade contre les Albigeois puis, durant un siècle, la répression judiciaire de l’Inquisition.
ESCHATOLOGIE
[.] Le mot eschatologie est composé du grec eschatos, le dernier. L'eschatologie (Discours sur la Fin des Temps) relève de la théologie et de la philosophie en lien avec les derniers temps, les derniers événements de l’histoire du monde ou l’ultime destinée du genre humain, couramment appelée la « fin du monde ». Dans de nombreuses religions, la fin du monde est un événement futur prophétisé dans les textes sacrés ou le folklore. Plus largement, l’eschatologie peut embrasser des concepts qui sont liés tels que celui de Messie ou des temps messianiques, l’après-vie et l’âme.
[.] Le terme grec aïôn signifie « âge » ; certaines traductions peuvent être comprises par fin de l’âge au lieu de fin du monde. La distinction revêt également une signification théologique, car les temps de la fin dans de nombreuses religions peuvent inclure la destruction de la planète (ou de tous les êtres vivants), mais avec la survie de la race humaine dans une forme nouvelle, mettant un terme à l’âge actuel de l’existence, et commençant un nouvel âge.
[.] La plupart des religions monothéistes occidentales ont des doctrines qui affirment que des membres « choisis » ou « dignes » de la seule vraie foi seront « épargnés » ou « délivrés » du jugement et de la colère de Dieu à venir. Ils seront envoyés au paradis avant, pendant, ou après ces derniers, en fonction du scénario des temps de la fin qu’elles retiennent. Aussi bien que la colère de Dieu à la fin de l’âge, il y a la colère de l’homme.
CHRISTIANISME et ESCHATOLOGIE
Le terme eschatos est utilisé dans le Nouveau Testament pour indiquer qu’avec le Second Avènement du Christ, la fin commencera. Jésus a enseigné à ses disciples, durant son ministère et lors de son Ascension, qu’il reviendrait et qu’il jugerait les vivants et les morts, tel que l’affirment les chrétiens dans leur profession de foi.
ISLAM et ESCHATOLOGIE
[.] Dans l'Islam, Le jour du jugement ou Yawm al-Qiyamah: "Jour de la résurrection", Allah ressuscitera les morts, et accueillera les rigoureux au paradis et les non repentant et mécréant en Enfer. L'origine historique de l'eschatologie islamique est semblable à l'eschatologie chrétienne, Mahomet l'ayant raconté à ces compagnons (Chahaba). Certains pensaient que la fin du monde arriverait à leur propre fin.
JUDAÏSME et ESCHATOLOGIE*****
Les Juifs croient en l'immortalité de l'âme. Les traditionalistes croient également en la résurrection à l'heure du Jugement dernier. Les enseignements diffèrent sur ce sujet, comme sur la nature de la vie éternelle (les deux sont conçus par certains comme un lieu où l'on peut se consacrer pleinement à l'étude des Saintes Écritures).
Dieu : (du latin deus, qui dériverait du sanskrit deiwo, lumineux) Avec une majuscule, Dieu est le nom du dieu unique des religions monothéistes ou des philosophes. Le concept de dieu prend des formes extrêmement variées selon les religions. Leur point commun : Dieu (ou un Dieu) est supérieur à l'homme, plus puissant et complet que lui.
Pour les monothéismes (judaïsme, christianisme, islam), Dieu représente l'Être suprême, transcendant, unique et créateur du monde. Ses principaux attributs : infinité, omniprésence, omnipotence, omniscience, immuabilité, immatérialité, perfection, universalité, sagesse, justice, bonté... Dieu a établi les lois générales qui gouvernent le monde, mais peut intervenir y en dérogeant par des miracles. Le judaïsme et l'islam ne tolèrent aucune représentation de Dieu, appelé respectivement Yahvé et Allah.
Pour les philosophes, Dieu est un principe abstrait que la raison, sous la forme du discours philosophique, tente de comprendre. Chaque philosophe insiste sur tel ou tel des attributs de son Dieu, en fonction de la thèse qu'il entend défendre.
Le Dieu des philosophes représente en général la cause première de l'univers et la perfection. Il ne détient son existence d'aucune autre source que de lui-même. Il n'est donc la résultante d'aucune Révélation ni d'aucun acte de foi.
Tandis que dans la religion l'idée de Dieu est une intuition, donnée à l'homme par Dieu lui-même, ou une révélation, de nombreux philosophes ont essayé d'apporter des preuves logiques de son existence.
Ayant perdu, par rapport aux dieux des religions, certaines de leurs qualités fondamentales, notamment la crainte qu'ils inspirent, la vénération dont ils sont l'objet, le Dieu des philosophes tend à devenir un concept d'absolu impersonnel et théorique.
Djihad : c’est "l’effort" individuel que chaque musulman doit réaliser pour son perfectionnement spirituel et pour que la volonté d'Allah soit respecter sur Terre. Dans la pratique, il s’agit surtout de l’effort collectif, militaire, nécessaire pour défendre l’Islam ou étendre par la force les territoires sous son emprise. Le djihad prend alors un sens proche de "Guerre Sainte".
Idéalisme / idéaliste : mouvement philosophique ou métaphysique qui accorde un rôle prépondérant aux idées. Il n'y a pas de réalité indépendamment de la pensée. Le monde réel n'existe qu'à travers les idées et les états de conscience. Le monde et même l'être se réduisent donc aux représentations que nous en avons.
Pour Platon (427-347 avant JC) le monde des Idées constitue la vraie réalité. Descartes (1596-1650) qui peut être considéré comme un idéaliste, considère que c'est l'esprit de l'homme qui est sa véritable nature et non son corps. Le mot apparaît à la fin du XVIIe siècle par opposition au matérialisme. Le principe de l'idéalisme absolu a été résumé par l'évêque et philosophe irlandais George Berkeley (1685-1753) : "Être, c'est être perçu". L'Idéalisme connaît son apogée avec les philosophes allemands Kant (1724-1804), Fichte (1762-1814) et Hegel (1770-1831). L'idéalisme s'oppose au réalisme pour lequel l'homme connaît les choses telles qu'elles sont réellement en elles-mêmes et qu'elles n'existent pas en dehors de leur matérialisation.
Illuminisme / illuminé : doctrine de certains mystiques, fondée sur la croyance en une illumination intérieure, directement inspirée par Dieu. Des sectes d'illuminés sont apparues aux XVIe et XVIIe siècles. L'illuminé est convaincu d'avoir été l'objet d'une manifestation divine et se considère comme ayant été irradié par la lumière de Dieu.
Intégrisme / intégriste : doctrine préconisant le respect total du dogme et de la tradition. Il vise à intégrer toute la vie dans la doctrine religieuse qu'il défend. On parle d'intégrisme pour désigner toute forme de conservatisme religieux.
Matérialisme : mouvement de pensée sur la nature de l'être qui considère qu'il n'y a pas d'autre substance que la matière (monisme : doctrine philosophique selon laquelle l'univers n'est composé que d'une seule substance. Il s'oppose au dualisme.) et que la pensée, la conscience sont des produits secondaires de la matière ou des illusions. Le matérialisme rejette l'existence de l'âme, de l'au-delà et de Dieu, s'opposant en cela au spiritualisme et à l'idéalisme.
Il est étroitement lié au développement de la science dont il se nourrit des résultats pour évoluer et se structurer au fil des siècles. Le matérialisme recouvre donc plusieurs formes qui vont de l'atomisme (Courant philosophique de l'Antiquité qui considère que l'univers et la matière sont constitués uniquement d'atomes, particules indivisibles, assemblés par hasard et de manière purement mécanique.) des philosophes Grecs à la science moderne. Ses différents courants se distinguent par la façon dont ils conçoivent esprit, conscience ou entité mentale.
Utilitarisme : Système de morale et d'éthique qui, faute de pouvoir définir objectivement ce que sont le Bien et le Mal, se propose d'en faire abstraction en établissant "l'utile" comme principe premier de l'action. Il considère que ce qui est utile est bon et que l'"utilité" peut être déterminée de manière rationnelle. L'utilitarisme est fondé sur le seul critère de l'optimisation du "plus grand bonheur possible pour le plus grand nombre de personnes", postulant que le bien-être de tous est un bien pour l'ensemble des hommes. Il rejette le devoir comme notion première et mesure la qualité morale d'une action aux conséquences que l'on peut en attendre.
* | Les citations du Devoir sont accessibles sur ledevoir.com, section idées ; celles du 98,5Fm, sur 985fm.ca/emission_couvrefeu.php |
** | Toutes les définitions proviennent de mediadico.com et les citations du site fr.wikipedia.org |
*** | Toutes les définitions en double retraits proviennent de atheisme.free.fr/Religion/Lexique.htm |
**** | Définitions provenant de info-sectes.org |
***** | Explication venant de http://www.outre-vie.com/croyancereligion/juif/juif.htm |
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